13 février 2026 Vie du Candidat
Resign, Resigned, or Re-Sign ?
63 % !
63%, c’est la proportion de salariés qui regrettent d’avoir quitté leur job après le Covid ! (on vous glisse l’étude en lien) Après l’envie de liberté, la quête de sens, l’ambition de faire éclore sa personnalité, place au réel. Et parfois le réel, c’est du brutal ! Allez hop ! On plaque tout et on se réinvente une vie en mode free-lance !
- Précarité
- Incertitude et doute permanent
- Baisse du niveau de vie
- Manque de visibilité (Je fais quoi le mois prochain, la semaine prochaine voire demain ?)
- Isolement
- Augmentation de la charge mentale
- Incompétence sur certains aspects-clés de l’entrepreneuriat (vision stratégique, compta, prospection, communication…)
Pour certains profils – pas pour tous heureusement, on connait tous de belles success stories post covid- le coût de cette liberté s’est révélé supérieur à l’anticipation initiale. Et le besoin de retourner en terrain connu irrépressible.
Le retour en terrain connu, une bonne idée ?
Revenir chez son ancien employeur : solution de facilité ? Manque d’imagination ? Manque d’opportunités ? Ou simplement prise de conscience ?
Le salariat offre ce que l’indépendance ne garantit pas : stabilité financière, cadre collectif, visibilité à moyen terme, protection sociale, séparation plus nette entre vie professionnelle et personnelle. Réintégrer une structure déjà connue peut avoir un côté rassurant au premier abord. Tout dépend de l’employeur que l’on a quitté, on est bien d’accord !
Mais revenir pose une question essentielle :
- Pourquoi y retourner si les conditions de travail sont les mêmes ?
- Si le management n’a pas évolué,
- si la reconnaissance reste insuffisante,
- si la charge de travail demeure excessive,
- si la rémunération n’est pas plus attractive …
Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, le retour pourrait bien se transformer en cuisant aller-retour. On vous conseille donc de bien évaluer tous les points qui vous ont poussé à l’époque à partir. Ce qui vous était intolérable hier, le sera encore demain.
Et coté RH, recruter un salarié Boomerang, ça envoie quel message ?
Une société ouverte, qui fonctionne comme une famille et réintègre ses membres avec enthousiasme ? Ou vis-à-vis des salariés fidèles, un manque de considération et de perspectives ?
Comment ré-onboarder sans froisser les égos ?
Un retour mal préparé peut fragiliser la cohésion interne. Un retour structuré peut, au contraire, renforcer une structure et donner un supplément d’enthousiasme. En tout cas le retour d’un salarié boomerang est un révélateur.
- Révélateur de la maturité managériale.
- Révélateur de l’équité interne.
- Révélateur de la capacité à faire évoluer un cadre de travail.
- Révélateur de l’attractivité de votre entreprise
Si un ancien collaborateur frappait à votre porte demain, seriez-vous capable de lui proposer autre chose que ce qu’il a quitté ?